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Scenoscope : l'actualité des spectacles en Poitou-Charente

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L'émission de radio, Et vogue le navire

L'émission, animée par Sylvie Caqué, est enregistrée tous les mardis à Radio Accords Poitou

La dernière émission :




   L'invitée :
Nina Gomez

Nina Gomez, conteuse, Bruno Benoist, musicien-conteur-comédien-marionnettiste et Philippe Percot-Têtu, conseiller artistique

Nina Gomez aime les paroles, celles que les autres portent à son oreille. Elle les écoute, les recueille et leur donne vie à travers ses histoires. Elle est femme de paroles comme d’autres sont hommes de lettres. Nina Gomez est devenue conteuse, grâce à une rencontre avec une autre conteuse. Quand Nina Gomez raconte sa vie, elle ne manque pas de vous parler de ces autres rencontres décisives qui ont jalonné son parcours. Et comme dans toute rencontre, il y a parole, c’est sans doute pour cela que Nina Gomez aime les rencontres et elle aime les raconter, comme c’est le cas dans son dernier spectacle.
Co-créé avec le musicien-conteur-comédien Bruno Benoist, qui partage la scène avec elle, ce spectacle raconte l’improbable rencontre, c’est son titre, entre un chauffeur de taxi et une voyageuse.
Le temps d'un trajet entre la gare de Lyon et la gare Montparnasse, ils s'observent, puis s'apprivoisent, enfin se racontent… nous offrant ainsi des portraits de vie...
Un chassé-croisé poétique, rythmé par le chant, la musique et la narration, créé sous l’œil attentif du metteur en scène Philippe Percot-Têtu.
On le sait, il suffit parfois d’une rencontre pour changer le cours d’une vie…


> Podcaster l'émission du 29 juin 2010

 

 

Les émissions précédentes

- Émission du 22 juin 2010 : Fanfare les Traîne-Savates
- Émission du 15 juin 2010 : Cie Le Sablier
- Émission du 8 juin 2010 : Fabienne Cellier-Triguel
- Émission du 1er juin 2010 : le duo Mazal
- Émission du 25 mai 2010 : Jean-Michel Pérez / L'Astrolabe
- Émission du 18 mai 2010 : La Nouvelle Cie
- Émission du 4 mai 2010 : Eric Mulard / Studio Delta P
- Émission du 27 avril 2010 : Cie Carnaboul System
- Émission du 20 avril 2010 : Théâtre du Ballon Rouge
- Émission du 13 avril 2010 : Théâtre en Action
- Émission du 6 avril 2010 : Geoffroy Dudouit
- Émission du 30 mars 2010 : le groupe Zago
- Émission du 9 mars 2010 : Dan Panama
- Émission du 2 mars 2010 : Cie à la Belle Etoile
- Émission du 23 févier 2010 : Théâtre des agités
- Émission du 16 févier 2010 : Cie Haute Tension
- Émission du 9 févier 2010 : Jacques Patarozzi
- Émission du 2 févier 2010 : Cie la Cavale
- Émission du 26 janvier 2010 : Cie Aléa Citta
- Émission du 19 janvier 2010 : Cie Ribac/Schwabe + fanfare Le Snob
- Émission du 12 janvier 2010 : Nina Brent et Lui
- Émission du 5 janvier 2010 : Cie du Veilleur
- Émission du 15 décembre 2009 : Didier Trambouze
- Émission du 9 décembre 2009 : Wadji Mouawad
- Émission du 1er décembre 2009 : Jazz et Elle
- Émission du 24 novembre 2009 : Aline et Cie
- Émission du 3 novembre 2009 : Cie Métro Mouvance
- Émission du 27 octobre 2009 : Luis Corral et Silvana Rubin
- Émission du 20 octobre 2009 : Cie Le cri de l'ombre
- Émission du 13 octobre 2009 : Les Dièses
- Émission du 2 octobre 2009 : Théâtre du Gros Bonhomme
- Émission du 29 septembre 2009 : Jean-Paul Billecocq et Félix Ramos
- Émission du 22 septembre 2009 : Cie Animo Plex
- Émission du 15 septembre 2009 : Jean-Yves Gaudin
- Émission du 8 septembre 2009 : Théâtre Bouche d'Or

 


Les autres émissions :




   L'invité :
la Fanfare Les Traîne-Savates

Ulrich Brunet, producteur, Hugues Chevalier et Hugo Chaumet, saxophonistes de la Fanfare Les Traîne-Savates

Il semble bien loin le temps où la présence d’une fanfare apportait une dimension sérieuse et solennelle à tous les événements importants, des cérémonies de commémoration aux inaugurations en passant par les défilés.
Aujourd’hui la fanfare est plus rieuse, plus festive et son mode de représentation plus ludique. Elle se déguise, porte des perruques et des noms farfelus. Plus que jamais la fanfare est signe de fête et de joie. Qu’on ne s’y trompe pas, si la fanfare reste encore un moyen pour assurer l’animation des villages, on la voit aussi à l’occasion des festivals de rues par exemple présenter des créations, plus proches du spectacle musical que du concert, car il y a, chez ces musiciens des comédiens qui n’attendent que le public pour s’exprimer.
La fanfare niortaise Les Traîne-Savates est de cette graine-là. Elle écume le bitume depuis 2003, donnant ses spectacles à voir aussi bien sur scène que dans les rues. Ses costumes colorés, le son de ses cuivres, accompagnés parfois de performances chorégraphiques, transportent tous les publics même les plus lointains, comme ces quelques 150 000 vietnamiens venus découvrir Les Traîne-Savates au festival de Hué au Vietnam où ils étaient invités à représenter la France et la région Poitou-Charentes à la cérémonie d’ouverture.
De retour au pays, la fanfare est déjà en tournée estivale, elle passera forcément près de chez vous pour vous offrir un moment récréatif dont elle a le secret.

> Podcaster l'émission du 22 juin 2010

 





 L'invité :
Pascal Dubois

Pascal Dubois, metteur en scène et directeur artistique de la Compagnie Le Sablier

Des confins du grand nord canadien aux rives du fleuve Niger, en passant par les déserts d’Arizona, depuis près de 10 ans, la compagnie Le Sablier ne cesse d’explorer de nouveaux territoires géographiques et artistiques.
Parallèlement à ces lointains voyages, la compagnie mène en région notamment, des projets artistiques au cœur des villes, de leur périphérie ou encore en milieu rural. Son metteur en scène, Pascal Dubois et ses comédiens, entourés de circassiens, de musiciens et de vidéastes s’établissent dans ces territoires pendant plusieurs semaines. Ils y rencontrent la population et se livrent avec elle à un étrange troc que l’on peut résumer ainsi : la compagnie met en scène les souvenirs de ses périples à travers le monde comme on ouvre un carnet de voyageur, en retour, les habitants du territoire investi, doivent confier une part d’eux-mêmes : un souvenir d’enfance, de voyage... qui deviendra à son tour une nouvelle histoire.
Comme support à ces carnets nomades, la compagnie s’est dotée d’une arche qui lui sert de lieu de création et de représentation, un drôle de navire de 17 mètres de long qui ne vogue pas sur l’eau car il est doté de jambes articulées… c’est le P’tit bateau qui a des jambes…
Cet été, Le Sablier met le cap sur les routes de Charente avec son P’tit bateau et proposera des escales festives à tous ceux qui voudront partager leurs rêves.

> Podcaster l'émission du 15 juin 2010

 






 L'invitée :
Fabienne Cellier-Triguel

Fabienne Cellier-Triguel, soprano, Catherine Schroeder, mezzo-soprano, Jean-Luc Pérignac, metteur en scène et Colette Moreau, auteur.

Il suffit d’entendre chanter une fois un chant d’Hildegard von Bingen pour être fasciné à jamais par cette abbesse allemande du 12ème siècle qui fut simultanément, médecin, linguiste, conseillère de l'empereur Frédéric Barberousse, poétesse et musicienne. Un génie qui touchait à l’universalité en somme. Hildegard, habitée par des visions célestes, composait pour ses moniales des chants inspirés du divin : des symphonies mais aussi des pièces liturgiques conçues autour de ses propres poèmes et destinées à être chantées lors des offices du couvent. Si on replaçait Hildegard von Bingen dans l’histoire de la musique, on pourrait dire qu’elle est certainement la première compositrice européenne…
Neuf siècles après sa création, la soprano Fabienne Cellier Triguel, directrice artistique de la Cie Voix d’Aunis nous invite à redécouvrir l’œuvre musicale d’Hildegard von Bingen et sa vie à travers le projet intitulé A cappella autour d’Hildegard von Bingen, qui sera présenté au public à l’automne à Saint-Sauveur d’Aunis et Surgères, en Charente-Maritime.
En attendant, Fabienne Cellier Triguel travaille en résidence sa création à la fois chantée et contée, avec trois complices : la chanteuse Catherine Schroeder, spécialiste de la musique médiévale et du répertoire d’Hildegard, le metteur en scène Jean-Luc Pérignac et l’auteur Colette Moreau.
Un spectacle qui vient témoigner qu’Hildegard von Bingen semble bien vivante à l'orée de ce millénaire et que ses visions continuent d’interpeller autant que fasciner.

> Podcaster l'émission du 8 juin 2010

 





   L'invité : Mazal

Emmanuelle Rouvray, chanteuse et Thomas Baudriller, musicien

Si vous n’êtes pas initié à la culture juive, vous ignorez sans doute que Mazal ou plutôt mazal tov est une expression hébraïque qui est souvent employée par la communauté juive à la place de « félicitations ! ». Littéralement elle signifie « bonne constellation ! » et on pourrait la traduire par « bonne chance ».
Bonne chance, c’est tout ce que l’on peut souhaiter à Emmanuelle Rouvray et Thomas Baudriller dans leur duo musical nommé Mazal. Mazal, c’est la rencontre inattendue entre des chants séfarades anciens interprétés par Emmanuelle et la musique électro composée par Thomas, aux machines et à la contrebasse. Une tradition juive-espagnole que la chanteuse a découverte au cours de voyages successifs en Espagne et pour laquelle elle s’est prise de passion.
Une passion parmi d’autres, puisque Emmanuelle Rouvray aime aussi chanter la variété française ou internationale, accompagnée par 3 autres musiciens complices du groupe Radio Bazar.
Enfin, Emmanuelle Rouvray s’intéresse au jazz vocal, au gospel, et aux chants du monde qu’elle partage en tant que chef de chœur avec ses choristes.
Vous l’aurez compris, cette chanteuse cultive aussi bien la diversité des répertoires que le sens du partage.


> Podcaster l'émission du 1er juin 2010







 L'invité : Jean-Michel Pérez

Jean-Michel Pérez, directeur de l'Astrolabe à La Rochelle

Nous avons tous souris en voyant dans les films ce village forain avec la femme à barbe, les sœurs siamoises, l’avaleur de sabres, la cartomancienne, l’homme singe, ce petit monde des arts forains avec ses stands, ses baraques multicolores et ses petits manèges, qui se déplaçaient de villes en villages au 19ème siècle.
Tous ces personnages et attractions d’un autre âge vont être ressuscités le temps d’une fête qui se déroulera du 2 au 5 juin dans le quartier de Mireuil à La Rochelle.
C’est là, à deux pas de l’espace culturel L’Astrolabe que le village forain baptisé « Rue des Etoiles » a été construit en collaboration avec les habitants du quartier et sous l’impulsion de Jean-Michel Pérez, directeur de l’Astrolabe, passionné par l’univers des fêtes foraines.
A quelques jours de l’ouverture du village, les comédiens apprennent leurs rôles de forains, de monstres ou de bonimenteurs, les acrobates, les clowns et les jongleurs répètent leurs numéros. Un sacré pari humain et artistique pour Jean-Michel Pérez, une occasion de tisser du lien pour les habitants de Mireuil et une belle fête en perspective pour tous.

> Podcaster l'émission du 25 mai 2010

 





 L'invitée : Hélène Blanck

Hélène Blanck, chorégraphe-danseuse

On ne présente plus Barack Obama devenu, le 4 novembre 2008, premier président noir de l’histoire des Etats-Unis. Le charismatique Barack Obama, symbole du changement pour les américains, tiendra-t-il ses promesses dans un contexte de crise financière et économique mondiale ?
Replongeons-nous maintenant dans nos livres d’histoire et arrêtons-nous sur une des figures majeures du Moyen-Age, si présente dans le Poitou : Aliénor d’Aquitaine, reine de France, puis d'Angleterre. Femme de caractère, Aliénor a pris part à toutes les péripéties politiques de son époque.
Ce sont ces deux figures fascinantes de l’histoire que la chorégraphe Hélène Blanck convoque dans son projet artistique intitulé : A dress from Aliénor to Barack, portraits que l’on peut traduire littéralement par "Une robe d’Aliénor à Barack".
« Lors de l’élection de Barack Obama, le fond de l’air change » explique la chorégraphe, « quelles structures nouvelles crée-t-on pour que nos rapports humains changent ? » interroge-t-elle.
Pour Hélène Blanck et sa cie, il s’agit à travers ce chantier artistique qu’elle mène sur trois ans, de dresser un portrait chorégraphique de notre société. Portrait construit en collaboration avec les habitants de la place Aliénor d’Aquitaine à Niort. En toile de fond : la robe d’Aliénor, une création qui mêle installation plastique, danse, musique et lumière.

> Podcaster l'émission du 18 mai 2010

 

 

 



   Les invités : Eric Mulard et Michel Grateau

Eric Mulard, compositeur et Michel Grateau, comédien

"Existe-t-il dans notre culture d’aujourd’hui une place pour un art dédié au sens de l’ouie qui ne se réduise pas à la notion de musique ?" Cette question complexe, qu’Eric Mulard posera lors d’une conférence qu’il donnera le 26 mai prochain, est au centre de son combat pour faire reconnaître une autre écoute du monde.
Eric Mulard est compositeur et travaille au Studio Delta P qu’il a co-fondé à La Rochelle, sur l’art des sons enregistrés. Cet art Eric Mulard l’appelle aussi poésie sonore enregistrée ou encore poésie haut-parlante en référence au fait qu’elle est diffusée via un haut-parleur.
Deux jours après sa conférence, le compositeur présentera, à l’occasion de deux soirées dites "haut-parlantes", un ensemble d’œuvres inédites qu’il a composé et rassemblé sous le joli titre de L’écho des coquelicots.
L’écho des coquelicots rendra hommage non seulement à la musique des sons mais aussi à la parole prononcée, celle qui sera dite par le comédien Michel Grateau qui prêtera sa voix et son talent à une expérience électro-acoustique qui va réveiller à coup sûr nos oreilles endormies.


> Podcaster l'émission du 4 mai 2010

 







   Les invités : Alexandre Blondel et Vincent Robert

Alexandre Blondel, circassien, danseur et comédien et Vincent Robert, éclairagiste - Cie Carnaboul System

S’il est une compagnie en région qui ne cesse de nous surprendre et de nous ravir, c’est bien la Cie Carnaboul System. Elle a su inventer un langage particulier au croisement du cirque, du théâtre et de la danse, qu’elle nomme Théâtre physique. Un théâtre où le corps a toute sa place et qui nous emmènent dans un univers mêlant poésie, rêverie et virtuosité.
Après les acrobaties aériennes et suspendues du duo formé par Alexandre Blondel et Manuelle Haerringer dans Carna, Fabien Casseau, dans son solo Cloac, nous a fait pénétrer dans l’intimité de sa yourte où il se livrait a mille torsions et contorsions, accompagné par une poule complice.
Dans quelques jours Carnaboul System dévoilera sa nouvelle création intitulée Les brûleurs de route conçue par le trio Alexandre Blondel, Fabien Casseau et Vincent Robert.
Travail sur les portés, sur les équilibres, autour de la corde lisse, jeu scénique en duo, composent ce spectacle, auxquels vient s’ajouter la parole. Celle qui dit un texte original commandé à l’auteur Christian Caro. Un texte qui colle au corps comme une seconde peau, comme une prolongation du corps. C’est là que le théâtre physique de Carnaboul System prend tout son sens.


> Podcaster l'émission du 27 avril 2010






   L'invitée : Dany Martinez

Dany Martinez, auteure et metteure en scène du Théâtre du Ballon Rouge et Jean-Yves Lissonnet, comédien

Au cours des années 1850 est retrouvé un manuscrit signé d’une certaine Hannah Crafts que l’on pourrait traduire par mémoire d’une esclave. L’authenticité de ce roman autobiographique, relatant la vie d’une esclave en caroline du Nord et sa fuite vers la liberté, n’est plus aujourd’hui discuté. L’esclave noire Hannah Crafts est probablement l’auteur de ce manuscrit, qui constitue le premier roman écrit par une Noire et par une ancienne esclave.
1935, le jeune martiniquais Aimé Césaire entre à l’École normale supérieure, rue d’Ulm à Paris. Quelques mois plus tard il débute la rédaction du Cahier d’un retour au pays natal qu’il achèvera avant son retour en Martinique, en 1939.
Cette œuvre poétique et philosophique, comme tous les écrits qui suivront, a influencée des générations d’écrivains et de penseurs.
Hannah Crafts et Aimé Césaire ont en commun de témoigner des souffrances des peuples noirs, et au-delà, de tous les peuples opprimés de la terre.
Et c’est à ces deux combattants de la liberté que la metteure en scène rochelaise Dany Martinez du Théâtre du Ballon Rouge se consacre actuellement.
D’un côté, elle remet en scène la pièce Hannah Crafts inspiré de son autobiographie.
De l’autre, elle travaille sur un nouveau spectacle qui verra le jour en 2011 et dont le Cahier d’un retour au pays natal constitue le point de départ.


> Podcaster l'émission du 20 avril 2010






   L'invitée : Renata Scant

Renata Scant, auteure, metteure en scène et comédienne et Pierre Simon-Chautemps, comédien - Cie Théâtre en Action

Il existe un petit coin en Charente où le théâtre se vit au quotidien. Ce petit coin, c’est la "Ferme Théâtre" de Malvieille située à Moulidars entre Angoulême et Jarnac.
C’est là que Renata Scant, auteur, metteur en scène et comédienne s’est installée, il y a quelques années, pour y développer son projet artistique et militant.
Elle y a implanté sa compagnie : le Théâtre en Action et a ouvert un théâtre de poche de 50 places qui permet d’accueillir en résidence des compagnies de théâtre ou des groupes de musique et d’offrir au public des spectacles et des temps de découvertes d’auteurs contemporains et de poètes.
Souvent, on y débat de sujets d’actualité et de thèmes de société car le théâtre forum ou autrement dit le théâtre débat y a toute sa place.
Ces thèmes de société, on les retrouve également dans les spectacles de la compagnie Théâtre en Action qui présente en ce moment L’invité. L’invité en question, c’est le grand patron d’une multinationale qui s’invite à dîner chez son futur employé afin de mieux le connaître avant de le recruter.
Dans le même temps, Renata Scant prépare la création de sa nouvelle pièce consacrée à la situation des sans papiers. Un spectacle qui verra le jour à l’automne.

> Podcaster l'émission du 13 avril 2010

 






   L'invité : Geoffroy Dudouit

Geoffroy Dudouit, chef de chœur et Françoise Rocher, chanteuse et compositrice

C’est devenu une banalité de rappeler l’importance du chant choral dans les pratiques artistiques des Français. Le chant choral est sans doute devenu l’une des pratiques les plus répandues en France dans le monde des amateurs et de nombreux chœurs d’adultes, d’enfants, d’adolescents se sont développés à l’école, au lycée, à l’université, dans l’entreprise, dans les paroisses, au conservatoire.
Derrière chaque chœur, ou plutôt devant, face à lui, il y a un chef de chœur que le public ne voit, la plupart du temps, que de dos... et qui pourtant donne au chœur toute son identité.
Geoffroy Dudouit est un chef actif qui dirige depuis de nombreuses années plusieurs chœurs spécialisés dans la musique médiévale et contemporaine. Il a constitué à la fin de l’année dernière un chœur de femmes de très haut niveau, l’ensemble L’heure incandescente, avec pour objectif d’enregistrer des œuvres commandées à une dizaine de jeunes compositeurs dont beaucoup sont issus de la région. Geoffroy Dudouit leur a demandé de composer à partir de poèmes contemporains écrits par des femmes.
Ce projet a donné lieu à l’album Naviguer le ciel qui vient de sortir. Un disque magnifique qui devrait séduire autant les passionnés de chant que les passionnés de poésie.

> Podcaster l'émission du 6 avril 2010






   L'invité : le groupe Zago

Jack Henry, saxophoniste et Jérôme Henry, batteur du groupe Zago

Zago est le genre de groupe qui devrait être remboursé par la Sécurité sociale, tant l’énergie, l’humour et la bonne humeur de ses 4 musiciens est communicative. Le père Jack Henry, ses deux fils, David et Jérôme et le cousin, Tony Sauvion, tous musiciens multi-instrumentistes et chanteurs fantaisistes se livrent sur scène ou dans la rue à un véritable show, mêlant musique, clin d’œil et second degré.
Quelque part entre concert et café-théâtre, l’univers musical de Zago nous emmène entre jazz, funk, swing et folk. On devine par-ci des adaptations de bandes originales de films ou de séries télé, on découvre par-là des morceaux originaux, le tout traité dans un esprit sixties.
Après Zago fait son cinéma, un programme qui tourne depuis de nombreuses années, Zago nous livre aujourd’hui son nouveau spectacle Véga 60, dédié aux sons et aux ambiances typiques des années 60.
A l’heure où le soir descend, l’étoile Véga se lève du fond de la constellation, les Zago entre en scène, tout de blanc et noir vêtus.


> Podcaster l'émission du 30 mars 2010







   L'invité : Dan Panama

Dan Panama, chanteur et guitariste

Si vous regardez sur une carte du monde où se situe le Panama vous verrez qu’il se trouve à l’extrémité sud de l’Amérique centrale, entre le Costa Rica et la Colombie.
Panama : le pays, la ville, le canal, le chapeau… le chanteur : Dan Panama.
Débarqué il y a quelques années de Paris en région, Dan Panama était guitariste, il est devenu chanteur, ou plutôt auteur-compositeur-interprète, autrement dit poète-musicien-chanteur. Une transformation saluée par la profession qui lui a décerné, depuis, de nombreux prix.
Dan Panama nous a présenté en janvier et février derniers, à l’occasion d’une série de concerts, son nouveau groupe, une formation plutôt jazz dans sa composition au service d’une musique influencée par des artistes venant d’horizons variés : jazz, rock, musique ancienne, reggae et musique traditionnelle.
Dan Panama chante ses textes où les slame et il y a, à la fois de la douceur et de l’énergie communicative chez cet "électrique électron", comme il se définit lui-même.
Après ses premiers concerts, Dan Panama et son groupe viennent d’enregistrer un album co-produit par le Théâtre et auditorium de Poitiers. Le CD sera dans les bacs dans quelques mois.


> Podcaster l'émission du 9 mars 2010

 





 L'invité : Eric Cornette

Eric Cornette, marionnettiste - Cie à la belle étoile et Christian Remer, metteur en scène

L’avare et l’avarice ont inspiré de tout temps auteurs et poètes. La figure la plus connue de l’avare est sans doute celle d’Harpagon, le personnage imaginé par Molière pour sa pièce l’avare écrite en 1668.
De l’avarice, il en est aussi question dans La poule aux œufs d’Or de Jean de La Fontaine. Que dit la fable: « l’avarice perd tout en voulant tout gagner ».
Plus près de nous, Jacques Prévert a également écrit sur ce thème dans Les trois jumeaux du Val d’Enfer ou l’avarice punie. Cette farce, rassemblée avec d’autres pièces et sketches dans un même ouvrage, illustre une écriture faite de jeux de mots, de significations doubles et d’images insolites dont le poète était expert.
C’est à cette rencontre avec ce texte peu connu de Prévert qu’Eric Cornette, directeur artistique de la Cie à la Belle Etoile nous invite à travers sa dernière création au titre éponyme. Utilisant les marionnettes et le théâtre d’ombres, il nous fait entrer avec magie au cœur d’une intrigue dramatique qui captivera petits et grands.

> Podcaster l'émission du 2 mars 2010




   L'invité : Jean-Pierre Berthomier

Jean-Pierre Berthomier, metteur en scène et directeur artistique du Théâtre des Agités et Anne Courpron, assistante à la mise en scène

S’il est un sujet inépuisable pour le cinéma, la littérature et le théâtre, c’est bien celui de l’amour. De l’amour, il en est bien sûr question dans Lisbeths, un texte écrit par Fabrice Melquiot. L’histoire commence comme un film d’amour un peu classique, rien d’étonnant puisque écrite par un auteur féru de cinéma : un homme rencontre une femme, terrasse de café, coup foudre. Ils vont se revoir. Puis ils décideront d'avoir ensemble un enfant face à la mer, à La Rochelle. Cela aurait pu être une belle histoire d’amour sauf qu’à La Rochelle où il est parti rejoindre Lisbeth qui l'attend, Pietr ne reconnaît plus celle dont il s'est si vite épris, quelques semaines plus tôt.
C’est cette histoire d’amour adaptable au cinéma comme au théâtre que le metteur en scène Jean-Pierre Berthomier, codirecteur artistique de la compagnie le Théâtre des Agités a choisi de porter à la scène. Pour Jean-Pierre Berthomier "Fabrice Melquiot dessine avec Lisbeths un théâtre de la parole plutôt que d’action … où les mots vont plus vite que les images".
Lisbeths sera pour la première fois présentée au public du 15 au 19 mars au Centre de Beaulieu à Poitiers.

> Podcaster l'émission du 23 février 2010

 






 L'invitée : Martine Fontanille

Martine Fontanille, comédienne et metteur en scène de la Cie Haute Tension et Hélène Deulofeu, guitariste

Vous vous en souvenez forcément, il y a un mois, 123 kurdes étaient découverts sur une plage de Corse. 123 kurdes qui avaient quitté la Syrie pour fuir l'oppression dont ils étaient victimes. Le récit de leur voyage ainsi que les conditions d’accueil en France nous ont tous émus.
Trop souvent, l’actualité nous rappelle que des hommes et des femmes s’enfuient de leur pays à cause de la guerre civile ou de la dictature politique pour rejoindre clandestinement l’Europe.
En 2001, le journaliste et auteur flamand Dimitri Verhulst est invité par un magazine à écrire un article sur les demandeurs d’asile. Pour se plonger dans son sujet, il séjourne dans un centre d’accueil en Belgique. De cette immersion va naître également un livre au titre énigmatique : Hôtel Problemski.
C’est cet ouvrage, qu’aujourd’hui la metteur en scène Martine Fontanille de la Cie Haute Tension adapte au théâtre. Sur scène, Martine Fontanille, dans un dialogue passionnant avec Hélène Deulofeu à la guitare électrique, raconte l’histoire d’un photographe qui se retrouve demandeur d’asile en Belgique…
Hôtel Problemski sera présenté au public du 24 février au 6 mars à la Fabrique du Vélodrome à La Rochelle.

> Podcaster l'émission du 16 février 2010







   L'invité : Jacques Patarozzi

Jacques Patarozzi, chorégraphe et directeur du théâtre l'Avant Scène à Cognac

Décembre 2008, la nouvelle tombe sur les téléscripteurs de la presse régionale et du monde de la culture : une des figures emblématiques de la danse en Poitou-Charentes, Jacques Patarozzi, vient d’être choisi pour diriger l’Avant scène à Cognac.
Avec l’arrivée de ce chorégraphe et ancien danseur à la tête de ce lieu pluridisciplinaire, on se doutait bien qu’une nouvelle page de l’histoire du théâtre de Cognac allait s’écrire.
Celui qui avec tant de conviction et d’opiniâtreté avait conduit, 10 années durant, la destinée du festival Le Printemps de la danse à Villebois-Lavalette, en Charente, allait offrir à la danse, un nouvel écrin et un nouveau public.
Depuis de nombreuses années, la ville de Cognac vivait au rythme des arts de la rue avec une programmation annuelle et un festival dédié : Coup de Chauffe. Changement donc.
Même si elle reste ouverte à toutes les formes et découvertes artistiques, la programmation de l’Avant Scène concoctée par Jacques Patarozzi, fait la part belle aux spectacles de danse avec notamment un temps fort intitulé Danse et vous, qui se déroulera du 9 au 20 mars. Avec 17 chorégraphes invités et des vrais moments de rencontre entre public et artistes, Danse et vous s’annonce déjà comme le temps fort de la danse en Charente.

> Podcaster l'émission du 9 février 2010

 

 




 Les invités : Julie Coutant et Eric Fessenmeyer

Julie Coutant et Eric Fessenmeyer, chorégraphes danseurs

La curiosité est un vilain défaut. Sans doute, quand elle va trop loin et qu’elle blesse l’autre en devenant indiscrétion.
La curiosité est surtout un joli défaut. Elle traduit une attention portée au monde. C’est elle qui, chaque jour, nous donne l’envie de découvrir et d’acquérir de nouvelles connaissances.
Et ce ne sont pas les danseurs-chorégraphes Julie Coutant et Eric Fessenmeyer de la Cie La Cavale qui vont contredire cette idée.
Pour eux la curiosité "nous met en mouvement", mouvement "de soi vers l’extérieur" et également mouvement à "l’intérieur de l’être".
La curiosité, Julie Coutant et Eric Fessenmeyeur en ont fait le thème de leur nouveau spectacle Le vertige des curieux. Cette pièce marque l’aboutissement d’une recherche que les deux chorégraphes mènent autour de la curiosité du corps en particulier et qu’ils déclinent sur scène en deux temps : un solo, interprété par le danseur Mathias Dou suivi de leur propre duo.
Le vertige des curieux sera présenté les 23 et 24 février prochains devant un public… de curieux à n’en pas douter.

> Podcaster l'émission du 2 février 2010

 

 

 


 L'invitée : Sophie Lenfant

Sophie Lenfant (chorégraphe et directrice artistique de la Cie Aléa Citta) et Ana Popovic (danseuse)

Avec sa compagnie Aléa Citta, la chorégraphe Sophie Lenfant nous a habitué à des formes de spectacles de danse des plus variés : des performances de rue aux spectacles en salle en passant par des déambulations, les spectacles de Sophie Lenfant tracent un chemin de danse hors des lieux convenus et toujours au plus près du public.
Ses créations mêlent différents modes d’expression artistiques et sollicitent au même titre que les danseurs, musiciens, artistes de cirque, plasticiens, comédiens.
Après les Instantanés un duo improvisé entre danse et musique, créée pour l’extérieur en 2009, la chorégraphe nous propose aujourd’hui une nouvelle création : Natsiq. Conçue pour être présentée en salle, cette pièce a été imaginée à partir d’une légende inuit pour la danseuse Ana Popovic et la comédienne Céline Girardeau.
Pour la chorégraphe, "Natsiq évoque la difficulté à trouver son identité et sa place dans le monde d’aujourd’hui et nous invite à un retour vers notre nature profonde, celle qui nous relie à l’écoute de soi et de l’autre, celle de la dignité et de la vie".
 

> Podcaster l'émission du 26 janvier 2010

 





 Les invités : Cie Ribac/Schwabe et la Fanfare le Snob

François Ribac (compositeur), Eva Schwabe (chanteuse) et Alain Peré (percussionniste) de la fanfare le Snob

Le saviez-vous : le cinéma muet n'a jamais existé ! Il y a toujours eu des musiciens et des narrateurs qui jouaient, parlaient et chantaient pendant les projections... Ces conteurs de cinéma, en quelque sorte, lisaient les intertitres, chantaient des chansons ou encore commentaient l’action durant les projections, le tout accompagné par des orchestres.
Dans le Japon des années vingt, les conteurs ou les conteuses de cinéma s'appelaient les Benshis. Leur art était si populaire que les cinéastes conçurent des films spécialement pour eux.
C'est de cette tradition dont s'inspire La mélodie de l'ombre portée par le compositeur François Ribac et la chanteuse Eva Schwabe.
La mélodie de l'ombre nous invite à un ciné-concert étonnant.
Sur une musique imaginée par François Ribac, Eva Schwabe, en benshi « moderne », parle, chante, dialogue avec les images animées de huit courts métrage japonais et un film allemand, accompagnée sur scène par les neuf musiciens de la fanfare le Snob.
Après Paris, où elle a été créée au Forum des Images, en décembre dernier, La mélodie de l'ombre sera à Niort le 30 janvier prochain.

> Podcaster l'émission du 19 janvier 2010

 





   L'invité : Nina Brent et Lui

Nina Brent (voix) et Stéphane Puisais (claviers/guitare) du groupe Nina Brent et Lui

La musique ne se nourrit que de rencontres. Influences et fascination construisent les plus beaux projets artistiques.
L’histoire du groupe Nina Brent et Lui en est une belle démonstration.
Nous sommes dans les années 1995, la chanteuse poitevine Nina Brent chante ses propres chansons en anglais, entre rock et folk. Concerts et tournées se succèdent, Nina enregistre un premier cd, Blizzard, sorti en 2005.
Comme la plupart des musiciens, Nina s’intéresse à la matière sonore sous toutes ses formes et cherche un compositeur susceptible d’apporter une touche électro à ses textes.
Et ce fut la rencontre avec Lui, un vrai coup de foudre artistique. Lui avec un "L" majuscule qui impose le respect, c’est Stéphane Puisais. De son côté, il composait, en attente d’une voix, de nombreuses musiques pop et électro…
Après deux ans de travail, le groupe se monte avec la complicité de trois autres musiciens et les premières présentations publiques de décembre dernier dessinent déjà un avenir plein de promesses dont la sortie d’un album prévu pour fin mars.

> Podcaster l'émission du 12 janvier 2010

 









   L'invité : Matthieu Roy

Matthieu Roy, metteur en scène de la Cie du Veilleur, Hélène Schwaller, Carole Dalloul et Romain Chailloux, comédiens.

Novembre 2008, Et vogue le navire recevait le jeune metteur en scène Matthieu Roy, directeur artistique de la compagnie rochelaise la Cie du Veilleur. C’était à l’occasion de la création de son diptyque Au temps de l’amour rassemblant une adaptation du roman L’amour conjugal de l’écrivain Alberto Moravia et la pièce Histoire d’amour (derniers chapitres) de Jean-Luc Lagarce. Ces deux spectacles, qui tournent toujours, ont en commun un acte d’écriture qui puise son inspiration dans une histoire d’amour.
Continuant son exploration des processus d’écriture, Matthieu Roy nous invite à présent à pénétrer étape après étape au cœur de sa nouvelle création Qui a peur de loup ? écrite par Christophe Pellet. Dans le cadre d’un compagnonnage avec cet auteur, Matthieu Roy lui a commandé une œuvre originale destinée au jeune public. C’est ainsi, qu’à peine écrite, la pièce Qui a peur de loup ? était-elle visible sur scène, en décembre dernier, à l’occasion d’une lecture, au cours de laquelle comédiens, auteur et metteur en scène ont pu mesurer, face au public, la distance qui sépare l’écriture de la scène.
Qui a peur de loup ? sera créé en mars 2011, en attendant Matthieu Roy et ses comédiens présenteront une étape de travail, du 28 au 30 janvier à la Fabrique du Vélodrome à La Rochelle.

> Podcaster l'émission du 5 janvier 2010

 






   L'invité : Didier Trambouze

Didier Trambouze, responsable de la programmation culturelle du Relais de la Côte de Beauté à St-Georges de Didonne et directeur de Créa

Le bâtiment est là comme posé sur le sable. Il regarde l’océan, la Pointe de Grave et le Verdon situés de l’autre côté de l’Estuaire de la Gironde. Tout ici dans le paysage invite à l’évasion, au voyage. Et pourtant, c’est à l’intérieur de ce bâtiment qu’à lieu la véritable évasion.
Nous sommes au Relais de la Côte de Beauté, à St Georges de Didonne, entre Royan et Meschers-sur-Gironde. La structure abrite une salle de cinéma, une salle de spectacles, la bibliothèque municipale, un atelier de théâtre amateur, une salle d’exposition et une association : Créa. Un acronyme en 4 lettres dont plus personne ne connaît la signification, qu’importe, on sait que c’est Créa qui assure la saison culturelle de St Georges de Didonne avec la programmation du cinéma d’art et essai, celle du spectacle vivant, le Festival Musiques et gastronomie du monde qui se déroule tous les ans en juin ainsi que le Festival Humour et eau salée qui fêtera en août 2010 sa 25ème édition.
A la tête de Créa, Didier Trambouze dont la mission est aussi de soutenir la création en accueillant des compagnies en résidence. C’est cet aspect, moins connu du grand public, que nous allons découvrir tout au long de l’émission puisque Didier Trambouze est l’invité d’Et vogue le navire cette semaine.

> Podcaster l'émission du 15 décembre 2009





   L'invité : Wadji Mouawad

Wadji Mouawad, auteur, comédien, metteur en scène et Jacques Charcosset, secrétaire de Larochellivre

Wadji Mouawad est un auteur qui construit depuis plus de 20 ans une œuvre dont la puissance dramatique s’impose comme une évidence. Une œuvre imprégnée des tragédies, exils, déchirements qui ont marqué sa vie. Wadji Mouawad est aussi un comédien-metteur en scène et il était, l’été dernier, directeur associé du 63ème festival d’Avignon où il a présenté Le sang des promesses, un quatuor regroupant ses trois pièces Littoral, Incendies et Forêts, ainsi qu’une nouvelle création Ciels, 4ème partie de cette grande épopée qui s’étire de la guerre 14/18 à la chute du mur de Berlin, et qui a été ovationné par le public d’Avignon.
Entre Ottawa où il dirige le Théâtre français du Centre national des arts, Chambéry où sa compagnie française est associée à la scène nationale et de multiples sollicitations en France et ailleurs, celui qui revendique le texte, les mots, la poésie comme seule patrie est aujourd’hui à La Rochelle, à l’invitation du Nombril du Monde-Cie Yannick Jaulin et de Larochelivre. Wadji Mouawad a posé ses valises au Centre Intermondes jusqu’au 17 décembre. Dix jours pour animer un stage d’improvisation théâtrale en direction de comédiens professionnels et pour rencontrer le public.
C’est donc tout naturellement qu’Et vogue le navire s’est installé cette semaine au Centre Intermondes à La Rochelle pour une émission exceptionnelle.

> Podcaster l'émission du 9 décembre 2009

 





   L'invité : le groupe Jazz et Elle

Suzy, chanteuse et Toto Terny, batteur du groupe Jazz et Elle

L’autre jour, je lisais une interview d’une chanteuse de jazz française qui a la chance de mener une carrière internationale : Elisabeth Kontamanou.
Le journaliste lui expliquait que dans le jazz vocal féminin actuel, il y avait plusieurs familles : les storytellers, celles qui racontent des histoires telle Stacey Kent, les glamour comme la blonde pulpeuse Diana Krall et les expérimentales telles que la compositrice Patricia Barber. Et le journaliste de demander à la chanteuse dans quelle catégorie elle se rangeait ? Ah ces Français et leur habitude de mettre les artistes dans des cases !
On imagine l’embarras d’Elisabeth Kontamanou face à cette question. Habillement, elle lui a répondu : "le jazz est une seule et unique famille. Je me sens proche d'Ella, de Billie, de Bessie, de Louis Armstrong car ils m'ont tout appris et ils sont storytellers, glamorous et expérimentalistes tout à la fois".
Evidemment, je ne vais pas demander à Suzy du groupe Jazz et Elle, invitée d’Et vogue le navire cette semaine, à quelle catégorie de chanteuse elle appartient. Accompagnée par un trio complice composée d’un guitariste, d’un contrebassiste et d’un batteur, Suzy chante non seulement les standards de jazz mais elle reprend aussi les chansons pop rock qu’on a tous dans la tête. On pourra la découvrir où la redécouvrir sur la scène du Moulin du Roc à Niort les 17, 18 et 19 décembre.
S’il y a une seule catégorie à laquelle Suzy doit appartenir, c’est certainement celle de la grande famille de la musique tout simplement.


> Podcaster l'émission du 1er décembre 2009




   L'invitée : Chloé Martin

Chloé Martin, comédienne et metteuse en scène

Vous le savez, l’humanité est partagée en deux catégories : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre.
Pourtant depuis 200 ans, l’égalité entre les hommes et les femmes ne cesse de progresser et l’histoire politique et sociale de notre pays témoigne de l’émancipation progressive des femmes : reconnaissance d’un statut social propre, droit de vote, ouverture aux études et au travail, loi sur l’interruption volontaire de grossesse, loi pour imposer les femmes dans la vie politique, etc….
Malgré tout, de nombreux efforts restent encore à fournir sur le chemin de l’égalité des sexes et aujourd’hui alors qu’il paraît difficile d’aller plus loin sur un plan législatif, ce sont plutôt les comportements et les visions de la société qu’il convient de faire évoluer.
Prendre la parole pour dénoncer les préjugés et les comportements sexistes, c’est ce que fait sans relâche la comédienne et metteuse en scène Chloé Martin. Tant et si bien qu’elle vient de créer un spectacle consacré à cette question et qui a été présenté pour la première fois au public début novembre. Dans La Part égale Chloé Martin, seule sur scène met en œuvre, avec humour, des "travaux d’aménagements des mentalités" comme elle le dit elle-même, qui ne devraient pas laisser les hommes indifférents...

> Podcaster l'émission du 24 novembre 2009





   L'invité : Dominique Terrier

Dominique Terrier, metteur en scène, directeur artistique de la compagnie Métro Mouvance

1870, Arthur Rimbaud, alors collégien, confie à son professeur de rhétorique Georges Isambard un manuscrit quelque peu embarrassant. Il s’intitule Un cœur sous une soutane. Rimbaud campe dans cette nouvelle un personnage de séminariste qui est une caricature de ses camarades du collège de Charleville. On sait que l'enseignement y était donné à la fois aux élèves laïques et aux élèves du séminaire voisin, qui venaient en soutane.
Il faudra attendre 1924 pour que le texte soit publié.
On comprend facilement la raison du silence fait sur cette nouvelle, sans doute écrite très vite : le ton y est clairement anticlérical, mais il en dit long sur l’état d'esprit de Rimbaud à cette époque.
C’est à ce texte de jeunesse Un cœur sous une soutane que le metteur en scène Dominique Terrier, directeur artistique de la cie Métro Mouvance consacre son dernier spectacle qui tourne depuis quelques mois en région.
Rimbaud, l’homme libre et le poète qui révolutionna les codes de la poésie n’est pas sans rappeler un personnage qui bouleversa lui aussi l’ordre établi et qui ferra l’objet du prochain spectacle de Métro Mouvance en 2010 : Dom Juan de Molière.

> Podcaster l'émission du 3 novembre 2009




   Les invités : Luis Corral et Silvana Rubin

Luis Corral, musicien, chanteur, arrangeur et Silvana Rubin, chanteuse de tango

TANGO, voilà un mot qui suscite bien des passions. Il évoque tout de suite une danse à deux sensuelle et provocatrice, jugée tellement indécente qu’au début du siècle dernier, le Pape Pie X l’avait interdite. Aujourd’hui, le tango est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Si le tango est une danse, il est avant tout une musique.
Une musique qui n’a cessé d’évoluer sous l’impulsion de grands musiciens qui lui ont consacré leur vie. On peut citer le chanteur Carlos Gardel qui fut en Europe l’ambassadeur du tango, le maître absolu Astor Piazzolla qui en rupture avec la tradition en a révolutionné le langage en le défolklorisant. Aujourd’hui, on pense au bandonéiste José Mosalini qui l’a emmené du côté du jazz et on se souvient de la surprise provoquée, il n’y a quelques années, par le groupe Gotan Project avec un tango mêlé de musique électronique. Voilà pour la grande histoire…
En région, il est un homme qui parmi d’autres écrit au quotidien la petite histoire du tango, c’est Luis Corral, guitariste, chanteur, arrangeur, pédagogue et co-créateur du festival de tango et de musiques hispano-américaines de Poitiers.
 

 

 




 Les invités : Nathalie Brissonnet et Pascal Péroteau

Nathalie Brissonnet, danseuse et pédagogue et Pascal Péroteau, musicien

Résilience : depuis que le psychiatre Boris Cyrulnik emploie ce mot dans ses ouvrages, la notion de résilience nous est presque devenue familière.
Pour Cyrulnik, la résilience se définit comme "la capacité à se développer quand même dans des environnements qui auraient dû être délabrants."

La résilience, il en est question dans le travail que la danseuse pédagogue Nathalie Brissonnet mène auprès des détenues de la prison de Poitiers. Quand elle évoque cette expérience, Nathalie Brissonnet nous parle de ces corps en résistance, souffrant de maux de dos et de tensions qui à travers la danse sont devenus peu à peu des corps en résilience - la danse leur ayant ouvert la voie de l’expression de soi, de la créativité.
Au fil du temps, les ateliers de découverte de la danse se sont transformés en temps de recherche pour créer Fragments d’elles, un solo dansé par Nathalie Brissonnet à partir des gestes, des mots, des rêves de ces femmes détenues et à partir des échanges avec l’une d’entre elles : Yveline.
Ce solo, mis en musique par le contrebassiste Pascal Péroteau, a été présenté plusieurs soirs de suite, début octobre, devant un public particulièrement ému… Yveline était dans la salle.

> Podcaster l'émission du 20 octobre 2009

 






 L'invité : Didier Dubreuil - Les Dièses

Didier Dubreuil, chanteur du groupe Les Dièses

Certains disent que le récit de voyage pourrait être à la source même de la littérature.
Le voyageur, c’est bien celui qui rapporte ce qui lui est arrivé, qui décrit des terres, des mers inconnues ou encore des espaces imaginaires. Le temps du récit est un moment privilégié du voyage parce qu’il en est l'étape finale, celle de sa mémoire. C’est ce moment-là que le voyageur partage avec le lecteur, lui offrant la possibilité de partir à son tour, d’appréhender d'autres cultures, d’autres vies.
Le groupe Les Dièses lui a choisi de nous faire voyager à travers le carnet de voyage, images dessinées sur le vif, croquis… pour raconter leurs chansons du monde, celles qui sont le fruit de leurs voyages et de leurs rencontres avec d’autres musiciens.
A la fin du voyage, il y a le retour et c’est à cette occasion que Les Dièses nous proposent un nouvel album.
Celui qui vient de sortir s’appelle Pêcheurs de Vents. C’est Zito Barrett qui en a composé la musique et le chanteur Didier Dubreuil a écrit les textes et dessiné l’album.
Un album qui fait la part belle aux invités musiciens et chanteurs, faisant de Pêcheurs de Vents une véritable boîte à trésor.

> Podcaster l'émission du 13 octobre 2009

 






 Les invités : Jean-Pierre et Pascal Laurent

Jean-Pierre et Pascal Laurent, marionnettistes, théâtre du Gros Bonhomme

Il est un petit village du sud des Deux-Sèvres qui compte parmi sa population un habitant pas comme les autres. On l’appelle le Gros Bonhomme. Ce n’est pas un habitant ordinaire car le Gros Bonhomme n’est pas un humain, c’est une marionnette. Une marionnette au milieu de tant d’autres qui peuplent la Maison du marionnettiste à Lusseray et qui est l’emblême de la compagnie qui lui donne vit et l’anime : le Théâtre du Gros Bonhomme, dirigé par le marionnettiste Jean-Pierre Laurent.
Un lieu, une compagnie auquel s’ajoute un festival de marionnette qui présente les formes traditionnelles de cet art ainsi que des expressions plus contemporaines, un chapiteau aussi qui permet au Théâtre du Gros Bonhomme de se déplacer de places de village en festival pour présenter ses propres spectacles.
Chez les Laurent, on est marionnettiste de père en fils. Jean-Pierre et sa femme Marie Marthe ont su transmettre leur passion à Pascal qui avec sa jeune compagnie Les Visseurs de Clous propose un rapport différent à la marionnette et de façon générale à l’objet animé.
Le Gros Bonhomme a fait des petits et la Maison du marionnettiste à Lusseray a encore de belles histoires à nous raconter.

> Podcaster l'émission du 2 octobre 2009

 




   L'invité : Jean-Paul Billecocq

Jean-Paul Billecocoq, comédien et metteur en scène et Félix Ramos, musicien et compositeur

S’il est un épisode du Nouveau Testament de la Bible qui ne cesse de fasciner les peintres, les musiciens, les cinéastes, les écrivains, les hommes, c’est bien le récit de La Passion du Christ qui relate l’ensemble des souffrances et supplices qui ont précédé et accompagné la mort du Christ.
Charles Péguy, poète et écrivain catholique, comme on l’appelle, fait paraître en 1910 un recueil poétique intitulé Mystère de la charité de Jeanne d'Arc dans lequel un extrait est consacré à La Passion.
Samedi 19 août 2006, à l’issue d’une représentation du Mystère de la charité de Jeanne d'Arc donné devant le pape Benoît XVI à Castelgandolfo, celui-ci déclare : « Dans ce texte d’une grande richesse, Péguy a su rendre avec force le cri que Jeanne fait monter vers Dieu avec passion, l’adjurant de faire cesser la misère et la souffrance qu’elle voit autour d’elle, exprimant ainsi l’inquiétude de l’homme et sa recherche du bonheur. »
Précisément dans le passage de La Passion, Péguy écrit sur Marie qui pleure son enfant et c’est « cet oratorio sur l’amour maternel » qui a touché le comédien et metteur en scène Jean-Paul Billecocq.
Un texte qu’il connaît bien pour l’avoir joué et qu’il a choisi de partager avec tous à travers un enregistrement audio sorti au début de l’été. Dans son interprétation, Jean-Paul Billecocq met au service du texte non seulement son talent, son « métier » de comédien, mais aussi sa propre sensibilité, faisant revivre les personnages comme s’ils se tenaient devant nous.


> Podcaster l'émission du 29 septembre 2009

 





   L'invité : Fabien Maheu

Fabien Maheu, comédien, créateur multimédia et pédagogue

Depuis le début de l’année, l’Espace Mendès France à Poitiers accueille en résidence de création Fabien Maheu et sa structure Animo Plex.
A la fois comédien, pédagogue et créateur, Fabien Maheu à trouver dans ce lieu dédié à la science, à la culture et à l’innovation, l’espace idéal pour y développer ses projets atypiques.
Son travail a la particularité d’utiliser les nouvelles technologies pour créer des spectacles métissant les mots, le son et l’image, comme c’est le cas pour sa dernière création qui verra le jour à Mendès France : Que du blanc.
Que du blanc est au départ un récit qui mis en rythme, en musique et en dialogue avec la vidéo devient non seulement un spectacle multimédia mais aussi un vrai moment de poésie sonore.
Voilà un nouveau genre d’intervention artistique, auquel il faudrait s’habituer. Comme le cinéma en son temps, le spectacle multimédia construit peu à peu sa syntaxe et son vocabulaire grâce à une jeune génération de créateurs, à laquelle Fabien Maheu appartient indiscutablement.


> Podcaster l'émission du 22 septembre 2009

 






 L'invité : Jean-Yves Gaudin

Jean-Yves Gaudin, chef d'orchestre, chef de chœur et directeur artistique du festival Les Coréades

« Savoir vivre en Paix », est pour le chef d’orchestre et chef de chœur Jean-Yves Gaudin une des fonctions de la musique et la plus noble à ses yeux. C’est aussi une invitation à assister à l’un des 18 concerts du festival Les Coréades dont il est également directeur artistique.
Du 22 septembre au 18 octobre, ce festival d’automne se déploiera sur toute la région Poitou-Charentes faisant résonner les musiques d’Hector Berlioz et d’Arthur Honegger, deux compositeurs mis à l’honneur dans cette édition placée sous le signe de l’enfance, de « l’an neuf ».
De l’enfance, il en sera question avec L’enfance du Christ de Berlioz et Une Cantate de Noël de Honegger, deux œuvres rares dans les programmes, qui seront interprétées par un ensemble de solistes, chœurs et orchestre placés sous la direction de Jean-Yves Gaudin lui-même, et que l’on pourra entendre à La Rochelle, Niort, Poitiers et Royan.
A l’affiche également de cette 15ème édition, d’autres compositeurs français (Honegger était de nationalité Suisse, mais né en France) : Bizet, Gounod, Ravel, Franck, Debussy, Fauré... et aussi un hommage aux provinces françaises : l’Auvergne et le Pays basque, parce que enfance rime avec en France. Remarquez qu’il n’y a qu’un « r » qui les sépare et c’est un air de musique !

> Podcaster l'émission du 15 septembre 2009

 








 L'invité : Dominique Biton

Dominique Biton, metteur en scène, Marie Biton Chrysostome, directrice artistique du Théâtre Bouche d'Or, comédienne et Wladimir Beltran, comédien

Eduardo Manet, auteur cubain, devenu citoyen français va enfin connaître dans quelques jours le bonheur de voir sa pièce Les Chiennes sur scène. En effet, après moultes péripéties et retards Les Chiennes va être bel et bien créé à St Savinien, en Vals de Saintonge, les 25, 26 et 27 septembre.
Ce sont les compagnies Théâtre Bouche d’Or, dirigé par la Saintongeaise Marine Biton Chrysostome et Théâtre Amazone, dirigé par Alicia Roda qui ont la responsabilité de monter cette pièce, écrite par Manet en 1987, et qui n’a jamais été montrée au public.
L’histoire se passe dans une zone dévastée. Un homme traîne deux femmes enchaînées. Elles se battent pour rentrer dans ses bonnes grâces... elles sont ses chiennes. 
Or, voici qu’arrive un étrange personnage, la Proprio… La situation bascule et Petrus, l’homme tout-puissant, devient à son tour objet manipulé.
Pour servir cette histoire, le metteur en scène Dominique Biton, dévoilera dans quelques jours un spectacle empreint de nuances baroques, de rythmes et de culture latino-américaine.

> Podcaster l'émission du 8 septembre 2009

 

 

 

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